J’ai commencé à photographier les murs d’Aix-en-Provence en septembre 1996.

Au départ de cette série intitulée : Aix, ou le passage du temps sur les murs d’une ville, il y a eu l’envie de photographier un “tag” : “Abîme de l’éphémère” était-il écrit.
J’ai photographié ce tag, puis j’ai regardé ce qu’il y avait derrière et j’ai vu un mur..., un mur avec toute sa richesse et sa diversité : mélanges de temps, d’histoires et d’hypothèses...
Je me suis désintéressé des tags pour ne plus photographier que les murs et leurs histoires, leurs vies en cours. Des dizaines d’années s’étalaient sous mes yeux et je voyais le temps qui passe...

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J’ai photographié des parties purement abstraites de murs, des ocres provençales et des craquèlements de veilles peintures, des graffitis d’enfants à la craie, des inscriptions anciennes et des restants d’enseignes peintes, des ouvertures fermées, cimentées, bétonnées ou empierrées, des murs usés par les ans et le climat, des gouttières éclatées, brisées, absentes répandant sur les murs des traces verdâtres, mousses luisantes, herbes folles, toute une flore de trottoir urbain : Aberrations citadines.

 

Certaines de ces photos n’ont déjà plus de traces vivantes...: rue Constantin une façade neuve a remplacé “Radio Jouvence” ainsi que St-Pétersbourg la nuit. Le "Tonnelier" de la place des Fontètes est devenu architecte d'intèrieur, alors que la “Crème Chantilly” de la rue Gibelin se bonifie au fil du temps......, il faut savoir regarder pour garder la mémoire...
Même quand je ne photographie pas, j’apprécie la vision de ces murs. L’ “exposition” est permanente, avec changements d’éclairages “naturellement continuels”. Le matin, l’après-midi, la nuit..., il fait gris, le soleil tape sur les murs : le tableau change. Il peut s’épanouir ou s’évanouir (suivant l’heure et la saison).
Pour les mettre en valeur, je choisis principalement la lumière réfléchie : j’évite la lumière trop crue, trop dure à mon goût, du soleil direct. La lumière réfléchie donne une certaine douceur aux couleurs, elle apporte un délicat modelé aux formes, favorisant la richesse de la matière.
Ces photos ne sont qu’une infime partie des quelques centaines d’images exposables que représente cette série ( sur les 2 à 3000 clichés pris depuis 1996).
Elles sont une vision personnelle d’Aix-en-Provence.Depuis 35 ans je côtoie ces murs, je connais ma ville, elle est belle, avec ses rides dues à l’âge, ses traces de temps anciens, ses reflets d’histoire... Ces photos lui appartiennent, la caractérisent.

... Aix, ou le passage du temps sur les murs d’une ville...

 

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Les murs d' Aix-en-Provence
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